Échec et repasse · Comprendre
Repasser le CISSP après un échec
Dans les récits analysés, les candidats se réinscrivent le plus souvent entre un et deux mois après leur échec ; les conditions officielles de nouvelle tentative sont fixées par ISC2. La reprise qui fonctionne ne consiste pas à tout relire, mais à cibler les domaines sous le seuil, à changer un support et à corriger la gestion du temps.
On repasse le CISSP, et le plus souvent vite : dans les récits analysés, la réinscription intervient un à deux mois après l’échec. Cette page décrit ce que des candidats recalés ont fait ensuite — quand ils se sont réinscrits, ce que la nouvelle tentative leur a coûté, et ce qu’ils ont modifié — à partir de cinquante témoignages publics consacrés à l’échec et à la nouvelle tentative, entre juillet 2023 et juin 2026, dont vingt-trois récits de réussite obtenue après un ou plusieurs échecs.
Combien de temps les candidats attendent-ils avant de repasser ?
Les délais que les candidats se sont eux-mêmes fixés se concentrent dans une fourchette d’environ un à deux mois :
- « I will be retaking in 40 days » — je repasse dans quarante jours ;
- « You should be able to schedule a retake in a month » — vous devriez pouvoir programmer une nouvelle tentative dans un mois ;
- « I scheduled my second attempt 6 weeks later » — j’ai programmé ma deuxième tentative six semaines plus tard ;
- « I booked for it again after 2 months » — je me suis réinscrit deux mois après.
Ces durées sont des choix personnels, pas des obligations ; les conditions de réinscription applicables aujourd’hui sont publiées par ISC2 sur isc2.org, à vérifier avant de fixer une date.
Faut-il une pause ou reprendre tout de suite ?
Les deux stratégies coexistent, et le facteur discriminant est le nombre d’échecs déjà encaissés. Après un premier échec, la réinscription rapide domine : le format est encore frais, le vocabulaire aussi, et plusieurs récits décrivent l’échec lui-même comme la meilleure ressource de préparation possible.
« Failing the exam so far was the best possible source I could have gotten to prepare me for the next attempt as I now knew what to expect and what to practice for. »
Échouer a été la meilleure ressource que je pouvais obtenir pour préparer la tentative suivante, puisque je savais désormais à quoi m’attendre et sur quoi m’entraîner.
Après deux échecs ou plus, le conseil s’inverse. La communauté prescrit une coupure franche : « Take the weekend off or a week. You need to step away and then come back to it or you will burn out » — éloignez-vous puis revenez-y, sinon vous allez vous épuiser. Certains récits vont jusqu’à plusieurs mois d’arrêt. Le candidat reçu à la sixième tentative n’a repris que deux semaines de préparation ciblée, mais après une longue interruption.
Un point de vigilance figure dans les témoignages : une seconde tentative déjà payée peut pousser à repasser plus tôt que souhaitable. Un candidat écrit avoir voulu abandonner, puis s’être ravisé pour ne pas gâcher la tentative achetée. L’effet sur la motivation est réel, mais il ne remplace pas un état de préparation.
Combien coûte une nouvelle tentative ?
Les montants ci-dessous sont des sommes en dollars américains déclarées par des candidats entre 2023 et 2026 ; les prix officiels applicables à votre région figurent sur isc2.org.
| Poste | Montant déclaré par des candidats | Remarque |
|---|---|---|
| Examen seul | 750 $ | Un candidat chiffre ainsi chaque question à 749 $ |
| Formule avec seconde tentative incluse | 948 $ et 950 $ | Environ 200 $ de plus que le voucher simple selon un témoignage |
| Report de date | 50 $ par report | Un candidat en cumule trois |
| Banque de questions type examen | environ 200 $ | Dépense la plus souvent ajoutée après un échec |
L’addition sur plusieurs tentatives devient un vrai sujet. Un candidat recalé deux fois écrit attendre la promotion suivante, à la fois pour le prix et pour se remettre financièrement, avant d’envisager une troisième tentative. La prise en charge par l’employeur change tout : l’un mentionne un remboursement à 80 %, un autre précise que son entreprise ne rembourse qu’en cas de réussite. Deux aides aux recalés sont par ailleurs citées : un support de cours gratuit après deux échecs, à moitié prix après un seul, et du mentorat bénévole.
L’option « seconde tentative incluse » commercialisée par ISC2 est évoquée par sept candidats sur les cinquante témoignages du thème, toujours de façon positive, essentiellement pour son effet sur le stress : « I wanted the insurance of the second attempt if I failed », je voulais l’assurance d’une seconde tentative en cas d’échec. Sa disponibilité n’est pas continue : un candidat note qu’elle n’était pas proposée lors de sa tentative d’avril 2025. Le détail des montants, y compris ceux relevés dans d’autres ensembles de témoignages, figure dans le prix de l’examen CISSP.
Faut-il tout réétudier avant de repasser ?
Le consensus des témoignages est net : non. La consigne récurrente tient en une phrase : « Don’t reread the material—use it as a reference to understand why missed answers were incorrect » — ne relisez pas la matière, servez-vous en comme référence pour comprendre pourquoi vos mauvaises réponses étaient fausses.
La reprise décrite par les reçus suit trois temps. D’abord, traiter en priorité les domaines signalés sous le seuil sur le rapport de résultats, tout en entretenant légèrement les domaines solides : « brushed up on my weak areas […] but still did light activities with my strong domains ». Ensuite, changer ce qui n’a pas fonctionné — un support, une banque de questions, une méthode de lecture. Enfin, travailler l’analyse d’erreurs plutôt que le score : « Don’t pay attention to your scores […] pay attention to WHY you got the answers wrong. »
Le cas le plus radical est celui d’un professionnel avec plus de dix ans de SOC, reçu à la sixième tentative : « I didn’t reread the books. I focused on practice questions and mindset », je n’ai pas relu les livres, je me suis concentré sur les questions d’entraînement et le raisonnement. Il avait auparavant lu le manuel Sybex intégralement, deux fois, et échoué.
C’est précisément le mode de travail que permet Cybridia : reprendre ses erreurs domaine par domaine sur 4 298 questions expliquées et 8 examens blancs, en cherchant la raison de chaque écart plutôt qu’un pourcentage.
Qu’est-ce que les recalés reçus ont réellement changé ?
Voici ce que les vingt-trois récits de réussite après échec décrivent comme modifications effectives entre la tentative ratée et la tentative réussie.
| Changement | Présence dans les 23 récits |
|---|---|
| Ajouter une banque de questions « style examen » | 9 récits citent la même banque exigeante |
| Changer de support principal pour un manuel concis à cartes mentales | environ 10 récits |
| Travailler explicitement le raisonnement avec les vidéos de référence de la communauté | cité dans une dizaine de récits |
| Ralentir et lire les énoncés comme un juriste | récurrent |
| Dormir, souffler, réduire le stress | récurrent |
| Cibler les domaines faibles au lieu de tout relire | récurrent |
| Utiliser une IA comme tuteur d’écart | tendance 2025-2026 |
Sur les banques exigeantes, l’argument avancé n’est pas la ressemblance mais la difficulté : « I found QE questions harder than the actual CISSP. They helped me built that mental toughness » — plus dures que l’examen réel, elles m’ont aidé à construire cette endurance mentale.
L’usage de l’IA appelle une réserve que le témoignage des candidats formule lui-même. Des candidats s’en servent utilement pour « analyze my misses, find patterns in my thinking, and drill weak areas », analyser leurs erreurs et travailler les zones faibles. Mais un recalé rapporte aussi : « Chatgpt and Gemini said I was gonna ace it LOL », et un commentateur avertit que s’appuyer sur une IA comme source de vérité expose à de mauvaises surprises.
Une trajectoire atypique complète le tableau : un candidat a rédigé lui-même environ 1 800 questions d’entraînement sur trois mois et y voit son plus grand levier — « actually writing CISSP practice questions is really, really hard. It makes you think, and you really need to know the material. »
Comment corriger la gestion du temps le jour J ?
Trois correctifs reviennent, et ils sont indépendants du niveau de connaissances.
Le premier est l’entraînement chronométré. À un candidat arrêté par le temps à la question 117, la réponse la mieux notée tient en une ligne : « Take more practice exams and time yourself », faites plus d’examens blancs et chronométrez-vous.
Le deuxième concerne l’après-centième question. La consigne est contre-intuitive et explicite :
« if you do get to 100 questions and the exam doesn’t finish: SLOW DOWN. The exam will grade your last 75 answers, so don’t rush and take your time!! »
Si vous atteignez 100 questions et que l’examen ne s’arrête pas : RALENTISSEZ. L’examen notera vos 75 dernières réponses, donc ne vous précipitez pas et prenez votre temps.
Une réserve s’impose : la mention des « 75 dernières réponses » est l’affirmation d’un candidat qu’aucune documentation officielle ne confirme, et elle suppose l’ancien plafond de 175 questions — depuis avril 2024, il n’en reste au plus que 50 après la centième. Le fonctionnement publié du scoring adaptatif est expliqué dans le score de 700 sur 1 000. À retenir de ce témoignage : le comportement, pas la règle — ne pas accélérer après la centième question.
Le troisième est un interdit : ne jamais cliquer au hasard pour « terminer » l’épreuve. Manquer de temps n’est pas un échec automatique — le témoignage des candidats contient des réussites constatées à l’expiration du chronomètre à 120, 125, 130 et 149 questions, ainsi qu’une réussite à la question 150 avec trente secondes restantes, onze ans après un premier échec sur l’ancien format.
Combien de tentatives faut-il dans les récits des témoignages ?
Voici la répartition des vingt-trois réussites obtenues après échec, par rang de la tentative gagnante.
| Tentative réussie | Nombre de récits |
|---|---|
| 2e tentative | 11 |
| 3e tentative | 5 |
| 4e tentative | 3 |
| 5e tentative | 1 |
| 6e tentative | 3 |
| Total | 23 |
Ce que ce tableau montre, c’est que les parcours à trois, quatre ou six tentatives existent et se terminent par une certification. Il décrit des récits publiés, pas un taux de réussite en nouvelle tentative.
Les récits les plus longs le confirment. Un professionnel de SOC reçu à la sixième tentative écrit : « Six attempts taught me this: quitting is the only guaranteed failure », abandonner est le seul échec garanti. Un autre a réussi vingt et un ans après sa première tentative, après un accident vasculaire cérébral survenu entre la cinquième et la sixième. Un troisième, reçu après quinze ans et six passages, décrit sans détour ce que cela lui a coûté : « This exam has made me feel so completely stupid. »
Pour comprendre ce qui a fait échouer la première tentative avant de planifier la suivante, voir pourquoi on échoue au CISSP ; sur la provenance de ces témoignages, voir notre méthode et nos sources.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il attendre avant de repasser le CISSP ?
Un à deux mois le plus souvent : les récits décrivent des réinscriptions à quarante jours, six semaines, deux mois. Ce sont des choix individuels de candidats ; les conditions officielles de nouvelle tentative sont publiées par ISC2 sur isc2.org.
Faut-il tout réétudier avant de repasser le CISSP ?
Non. La reprise efficace cible les domaines signalés sous le seuil sur le rapport de résultats, entretient légèrement le reste et change ce qui n’a pas fonctionné. Un reçu de sixième tentative n’a pas rouvert les livres et s’est concentré sur les questions et le raisonnement.
Combien de tentatives faut-il pour obtenir le CISSP ?
Une seule de plus dans la moitié des récits : parmi les vingt-trois réussites après échec, onze sont venues à la deuxième tentative, cinq à la troisième, trois à la quatrième, une à la cinquième et trois à la sixième — une répartition de récits publiés, pas un taux de réussite.
Qu’est-ce que l’option seconde tentative incluse proposée par ISC2 ?
Une formule commercialisée par ISC2 qui inclut une seconde tentative en cas d’échec, évoquée par sept candidats sur cinquante, toujours positivement. Sa disponibilité varie dans le temps ; ses conditions et son prix actuels sont à vérifier auprès d’ISC2.
Comment éviter de manquer de temps à la deuxième tentative ?
Les reçus décrivent trois correctifs : s’entraîner sur des examens blancs chronométrés, ralentir délibérément après la centième question, et ne jamais cliquer au hasard pour terminer. Le témoignage des candidats contient plusieurs réussites obtenues alors que le temps avait expiré.
D'où viennent ces informations ?
Cet article s'appuie sur les témoignages publics de plusieurs milliers de candidats, publiés sur les trois dernières années (du 24 juillet 2023 au 24 juillet 2026) et synthétisés thème par thème. Les extraits cités sont anonymisés. Notre méthode en détail.
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