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Think like a manager · Comparer

Le livre How To Think Like A Manager vaut-il le coup ?

Le livre How To Think Like A Manager de Luke Ahmed est cité dans environ 24 des 120 récits de réussite analysés, avec des notes allant de 3 à 10 sur 10 : c’est la ressource la plus clivante des témoignages. Le compromis qui s’en dégage est un usage en milieu de parcours, comme exercice de lecture d’énoncés, jamais comme grille de décision — et jamais en remplacement de l’étude des domaines.

Mis à jour le 8 min de lecture Par l'équipe Cybridia

Le livre vaut le coup pour un profil précis — les candidats très opérationnels qui peinent à décoder ce qu’un énoncé demande —, en milieu de parcours, et jamais en remplacement de l’étude des domaines. Une précision de transparence : Cybridia vend un entraînement au CISSP — cours, glossaire et banque de questions expliquées en français —, donc un produit qui croise le marché des supports d’entraînement ; le bilan ci-dessous — environ 24 citations sur 120 récits de réussite analysés — reprend les avis anglophones des candidats sans y ajouter notre propre offre. Le panorama complet des supports de révision est traité à part dans notre revue des meilleures ressources CISSP.

Que promet le livre et que trouvent réellement ses lecteurs ?

Les descriptions concordantes des lecteurs tiennent en une phrase : le livre décortique des énoncés pour montrer ce qu’ils demandent réellement derrière une formulation ambiguë. Un lecteur satisfait résume l’usage qu’il en a fait — creuser le pourquoi d’une réponse plutôt que la réponse elle-même. Un autre parle d’un support excellent pour prendre de la hauteur sur les questions.

Deux avertissements accompagnent ces descriptions, et ils viennent aussi des lecteurs favorables. Le premier porte sur les questions du livre, jugées plus intenses et plus piégeuses que celles de l’examen : plusieurs commentaires préviennent qu’il ne faut pas s’attendre à retrouver ce niveau de retors le jour J. Le second porte sur le statut de l’ouvrage : il enseigne un mode de lecture, pas un contenu de domaine, et ne se substitue à aucun manuel.

Pourquoi les notes vont-elles de 3 à 10 sur 10 ?

Parce que le livre ne fait pas le même effet selon ce qui manque au lecteur. C’est la ressource la plus polarisée de tous ces témoignages, et l’éventail des notes attribuées est inhabituel : on trouve du 10 sur 10 avec la mention « lecture indispensable pour se mettre dans le bon état d’esprit », du 7 sur 10 utilitaire, du 5 sur 10 « presque inutile » chez un candidat dont l’examen a été très technique, du 4 sur 10 reprochant des questions plus dures que l’examen réel, et du 3 sur 10 assorti d’une mise en garde nette : il vous mettra en difficulté si vous vous y appuyez trop lourdement.

Cette dispersion interdit toute recommandation univoque, et c’est en soi une information. Un support dont les notes s’étalent sur toute l’échelle n’est pas un support moyen : c’est un support qui convient très bien à un profil et pas du tout à un autre. La suite de cet article cherche donc moins un verdict qu’un mode d’emploi.

Une critique plus subtile circule par ailleurs, et elle vise la méthode elle-même : le livre n’apprendrait pas à penser comme un manager, mais à penser comme son auteur. Elle rejoint le reproche de fond adressé au mantra dans notre article sur sa valeur réelle — une grille de décision unique appliquée à des questions qui ne relèvent pas toutes du même registre.

Le reproche de sur-raisonnement est-il fondé ?

C’est le grief le plus documenté, et il est formulé de première main :

« It made me overthink every answer and doubt myself — ultimately contributing to my first failure. »

« Cela m’a fait sur-analyser chaque réponse et douter de moi — ce qui a finalement contribué à mon premier échec. »

Le mécanisme décrit est toujours le même. À force de chercher l’intention cachée d’un énoncé, le candidat ajoute au texte ce qu’il ne contient pas, change de réponse au dernier moment et consomme du temps sur des questions qui n’avaient rien d’ambigu. Le reproche ne porte donc pas sur une erreur du livre, mais sur son application systématique : appliquée à une question de pure connaissance, la grille produit du bruit.

Un candidat va jusqu’à ne pas ouvrir le livre après avoir jugé le concept lui-même trompeur. C’est une position minoritaire, mais elle indique bien la nature du désaccord : il porte sur l’objet enseigné, pas sur la qualité de l’enseignement.

Quels échecs sont associés à cette approche ?

Deux, et il faut les distinguer avec soin, car un seul nomme le livre.

Le premier est l’échec par sur-raisonnement cité ci-dessus. Son auteur précise qu’il vise l’approche dans son ensemble, pas uniquement ce support, et il a réussi à sa deuxième tentative après avoir abandonné cette lecture dogmatique.

Le second est un échec par substitution, et il ne met en cause aucun titre précis : le candidat a délibérément placé le mindset au premier plan en laissant la connaissance technique au second, et décrit avoir été pris de court par des questions portant sur des concepts jamais rencontrés — un problème dont il ne pouvait pas, écrit-il, se sortir en « gérant ».

Ces deux récits sont individuels et ne prouvent aucune causalité générale. Ils suffisent en revanche à écarter l’idée qu’une ressource de raisonnement serait, au pire, neutre : mal employée, elle déplace l’effort de préparation. Les mêmes mécanismes reviennent dans les parcours de repassage après un échec, où le rééquilibrage vers le contenu est la correction la plus fréquemment décrite.

À quel moment du parcours l’utiliser ?

Les témoignages convergent vers un créneau étroit : le milieu de parcours.

Trop tôt, il ne s’accroche à rien. Un lecteur estime rétrospectivement l’avoir lu trop tôt et juge que les ressources gratuites de raisonnement font mieux à ce stade. Trop tard, il devient contre-productif : la veille de l’examen n’est pas le moment d’installer une nouvelle grille de lecture, et les avis qui le décrivent comme une remise en condition de dernière minute le trouvent justement peu marquant.

Entre les deux, les usages qui donnent satisfaction se ressemblent. Une lecture une à deux semaines avant l’examen, une fois les domaines parcourus. Une place dans une feuille de route de deux mois, entre la phase de contenu et la phase d’entraînement. Une relecture avant une deuxième tentative, mentionnée par un candidat reçu. Un dernier signal, plus prosaïque, revient plusieurs fois : le livre acheté et jamais terminé. Une ressource qu’on ne finit pas ne produit aucun effet, et son coût s’ajoute à un budget de certification déjà chargé, dont le prix de l’examen lui-même constitue le poste principal.

Pour qui est-il utile, et pour qui ne l’est-il pas ?

Le tri est net dans les témoignages.

Il est utile aux profils très opérationnels qui butent sur l’interprétation des énoncés — ceux qui connaissent la réponse technique mais ne comprennent pas ce que la question leur demande d’arbitrer. C’est l’usage pour lequel les notes hautes sont attribuées, et c’est aussi celui qui justifie de le traiter comme un exercice de lecture plutôt que comme un cours.

Il est peu utile aux profils gouvernance, risque et conformité, pour qui ce mode de raisonnement est déjà quotidien : ils n’ont pas besoin du slogan et les témoignages le notent explicitement. Il est franchement contesté par les candidats dont l’examen a été vécu comme très technique, qui le jugent presque inutile.

Et il est déconseillé à qui l’utiliserait en substitution de l’étude des domaines, quel que soit son profil : c’est le seul point sur lequel partisans et détracteurs s’accordent sans réserve.

Que valent les alternatives gratuites ?

Elles occupent une place plus grande que le livre dans les récits de réussite, et c’est le déséquilibre le plus frappant des témoignages : la ressource la plus discutée est payante, mais les plus recommandées sont gratuites.

Trois noms reviennent. Une vidéo de questions commentées, la plus consensuelle des témoignages avec 68 citations sur 120 récits, dont la force tient au format : elle verbalise le raisonnement qui écarte chaque option au lieu d’énoncer des principes. Une synthèse méthodique en vidéo, notée autour de 9 sur 10 et décrite comme la meilleure distillation des conseils sur le sujet. Et une conférence de motivation devenue un rituel du matin de l’examen, dont la communauté est lucide sur la fonction : un soutien de confiance, pas un outil d’apprentissage. Le comparatif détaillé de ces supports, avec les autres catégories de ressources, figure dans notre revue des meilleures ressources CISSP.

Le verdict tient donc en une phrase. Le livre n’est pas un passage obligé ; il est un exercice de lecture d’énoncés, payant, à réserver au milieu de parcours et aux profils qui peinent à décoder les questions. Ce qu’il faut en retenir se vérifie de toute façon question par question, selon la méthode de réponse : savoir dire pourquoi les trois autres options sont fausses reste le seul indicateur de progression que les témoignages valident.

Questions fréquentes

Le livre How To Think Like A Manager vaut-il son prix ?

Cela dépend de votre profil : c’est la ressource la plus polarisée des témoignages, notée de 3 à 10 sur 10 et citée dans environ 24 des 120 récits de réussite. Les avis positifs saluent le décodage des énoncés, les avis négatifs lui reprochent d’induire du sur-raisonnement. Aucun récit ne le décrit comme indispensable.

Le livre peut-il faire échouer à l’examen ?

Mal employé, oui, selon deux récits : un candidat attribue une part de son premier échec au sur-raisonnement induit par cette approche, un autre échec vient d’une préparation centrée sur le mindset au détriment de la technique, sans que le livre soit nommé — deux témoignages individuels, pas une causalité démontrée.

À quel moment du parcours faut-il le lire ?

En milieu de parcours, une fois les domaines parcourus et avant la phase d’entraînement intensif. Un lecteur estime l’avoir lu trop tôt ; un autre l’a relu avant une deuxième tentative réussie ; plusieurs le placent deux semaines à deux mois avant l’examen.

Pour qui ce livre est-il utile ?

Pour les profils très opérationnels qui n’arrivent pas à interpréter ce qu’une question demande réellement. Les profils gouvernance, risque et conformité y trouvent peu de nouveauté, et plusieurs candidats très techniques l’ont jugé presque inutile face à un examen qu’ils ont vécu comme technique.

Faut-il payer pour apprendre à raisonner comme l’examen ?

Pas nécessairement : les ressources de raisonnement les plus citées des témoignages sont gratuites et disponibles en vidéo. Le livre est la seule ressource payante de cette catégorie à occuper une place notable, et son rapport qualité-prix est précisément ce qui divise.

D'où viennent ces informations ?

Cet article s'appuie sur les témoignages publics de plusieurs milliers de candidats, publiés sur les trois dernières années (du 24 juillet 2023 au 24 juillet 2026) et synthétisés thème par thème. Les extraits cités sont anonymisés. Notre méthode en détail.

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